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Alors que l'on était habitué à sauver la belle Princesse Peach kidnappée par la brute qu'est Bowser, l'introduction du jeu nous révèle qu'un dénommé Comte Niark est responsable de son enlèvement. Mario et Luigi, les deux frères moustachus, sont alors prévenus par Toad. Dans le même temps, Bowser fou d'amour envers Peach se retrouve à la cérémonie de son mariage. Peach, hypnotisée par l'assistante du comte Niark, Nastasia, est contrainte d'épouser le chef des Koopas, Bowser. Toute cette mise en scène a pour but de créer le Cœur du Chaos qui permet au Comte de détruire les mondes selon la prophétie de l'Opus Ténébrus… et devinez qui va devoir sauver ces mondes ainsi que la Princesse Peach, aspirée vers un monde parallèle ? Notre cher plombier pour changer, ma foi !
Un jeu qui ne manque pas de perspectives
Le gros point mis en avant par Nintendo dans ce jeu est le passage d'un monde en 2D à un monde en 3D par la simple pression du bouton A, de quoi modifier complètement sa vue sur le niveau. Cette spécificité propre à Mario permet donc pendant un laps de temps relativement court de passer dans le même monde en 3 dimensions pour franchir par exemple un mur ou éviter des ennemis trop envahissants… Véritable bouleversement de situation, cette faculté est bien souvent obligatoire pour pouvoir avancer ou découvrir des secrets et trésors très nombreux (près de 48 trésors et 256 cartes à collectionner).
A travers moults périples dans près de 8 mondes, Mario et ses complices devront vaincre une vingtaine de boss et résoudre de très nombreuses énigmes dans 24 sous chapitres (4 sous chapitres par monde, lequel est terminé par un boss à battre). On apprécie l'originalité des mondes et leur diversité : du monde dans le désert à un monde dans les nuages en passant par le monde traditionnel de Mario (un niveau souterrain est le même que le premier niveau du genre dans Mario Bros.), un niveau préhistorique ou le monde Sam Ouraï, pour n'en citer que quelques-uns, chaque niveau nous transporte dans un univers toujours différent. Dans chaque monde, un Cœur Pur est à récupérer puis à placer dans un pilier coeur dans la ville de Recto.
Cette ville Recto sera omniprésente puisqu'elle permet l'accès aux mondes du jeu. On peut même trouver des mini-jeux, au nombre de 3 puis 4, dans une boutique. En revanche, le temps de navigation entre les différentes parties de la ville est relativement long dû à des animations sympathiques au premier regard puis rapidement lassantes et cassant le rythme du joueur. C'est également dans cette ville que vous trouverez des magasins où vous pourrez acheter divers objets utilisables dans l'aventure, essentiellement pour récupérer des Points Coeur symbolisant l'énergie de Mario.
Un gameplay rythmé comme du papier à musique
Le jeu ayant été développé dans un premier temps sur Gamecube, Super Paper Mario n'utilise quasiment pas les fonctions de la Wiimote : à part la possibilité de gagner plus de points en agitant la Wiimote après avoir sauté sur un ennemi, la possibilité de se faire aider en pointant l'élément désiré, plus quelques rares manœuvres à faire lors de l'utilisation d'objets, la liste des commandes spécifiques Wiimote est maigre. Si bien que le jeu aurait pu, à l'instar de Zelda Twilight Princess, sortir sur Gamecube simultanément tellement l'utilisation de la Wiimote est anecdotique. Concernant le reste des contrôles, le jeu se joue uniquement avec la Wiimote à l'horizontale. Le bouton 2 permet de sauter, le 1 d'utiliser son Pixel, le bouton A permet de passer en 3D avec Mario, et enfin la croix directionnelle permet de se déplacer, ce qui peut poser des problèmes de précision lorsque Mario est dans le monde 3D.
Même si le jeu est toujours un RPG (Jeu de rôle), l'action ne se déroule absolument plus comme les anciens épisodes : exit les combats dans des arènes à chaque ennemi rencontré avec le choix d'attaque à chaque tour, ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque les actions paraissent plus naturelles et plus dans le cadre des jeux Mario.
Chaque niveau se résout de manière totalement différente, et vous serez ainsi confrontés tantôt à de vastes labyrinthes, tantôt à des espaces beaucoup plus restreints mais ou les passages secrets seront nombreux et où réunir les facultés de tous vos personnages et pixels sera indispensable. A titre d'exemple, la plupart des énigmes se restreignent à trouver des clés pour ouvrir des portes, mais il faudra parfois aller parler aux personnages du plateau pour pouvoir continuer. Pour les résoudre, de nombreux moyens seront à votre portée comme l'utilisation d'un pixel (essentiellement les nouveaux découverts) ou encore la découverte en 3D d'un passage parallèle permettant d'avancer dans la bonne direction. On peut alors rapidement comprendre que le personnage que l'on utilise le plus souvent dans l'aventure est le plombier moustachu en salopette bleue, même s'il vous faudra, au bon moment, savoir utiliser les autres moyens à votre disposition. Un minimum de bon sens vous permettra d'avancer sans trop de difficultés.
D'un point de vue général…
Attardons nous désormais sur la difficulté du jeu. Très progressive, le jeu reste tout de même relativement simple surtout dans les derniers niveaux où on aurait pu s'attendre à un niveau frisant l'infaisable, mais il n'en n'est rien, certainement dû à la manie de Nintendo de démocratiser le jeu et le rendre accessible à tous. Certains niveaux sont relativement linéaires, et ne vous poseront donc aucun souci, mais d'autres plus corsés, plus longs, et plus riches en ennemis, compensent largement ces niveaux linéaires. C'est le cas de l'ascension de l'arbre géant, pour ne citer que celui-ci. Si les niveaux sont assez difficiles en moyenne, il n'en va pas de même pour les boss qui sont, dans l'ensemble, assez simples à battre.
La durée de vie du jeu dépendra de votre sagacité : si vous aimez juste battre le boss final et ne pas résoudre les nombreuses quêtes annexes, il vous faudra une vingtaine d'heures de jeu, ce qui est déjà relativement correct. Si vous aimez terminer complètement le jeu (en récupérant tous les trésors et autres cartes à collectionner), il vous faudra plus de 60 heures de jeu en moyenne. Avouons que le challenge n'est pas particulièrement attractif puisque que très répétitif mais l'on peut débloquer quelques bonus, comme la 3D infinie, ou des pixels supplémentaires. Un autre point encore non évoqué jusqu'à présent et qui est de taille : l'humour du jeu très présent. Certes moins que dans les précédents épisodes mais quelques scènes deviennent cultes à la rédaction comme le passage avec le Geek (Francis) et Peach ou certaines personnes âgées du jeu raisonnant de tout et de rien.
16/20
Un scénario toujours aussi bancal mais nous sommes embarqués dans un jeu rempli de changement et de boulversements.
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15/20
Des graphismes sympathiques sans en mettre plein les mirettes.
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16/20
Une bonne durée de vie pour le genre. Excellente si l'on a le courage de le terminer à 100%.
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15/20
Pas de grands bouleversements, on retrouve la plupart des classiques Mario avec quelques nouveautés guillerettes.
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17/20
Très bonne prise en main ormis l'imprécision en 3D et le manque d'originalité des contrôles.
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- Quelques répétitions.
- Relative facilité du jeu. - Peu d'utilisation de la Wiimote.
+ Le changement 2D/3D très intéressant.
+ Les Pixels : une bonne trouvaille. + L'humour du jeu. |
17
Faisant preuve d'une originalité prononcée, Super Paper Mario est un bon voire très bon jeu pour certains qui sait allier humour et énigmes de façon intéressante. Enfin, avec son passage de la 2D à la 3D, le jeu change totalement d'aspect ce qui permet à chacun de jouer à ce Mario.
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